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Musique classique et opéra par Classissima

Richard Strauss

dimanche 25 juin 2017


Classiquenews.com - Articles

21 juin

Compte-rendu, opéra. Nancy, le 15 juin 2017. Strauss : Ariadne auf Naxos. Amber Wagner… Calderon / Hermann.

Classiquenews.com - Articles Compte-rendu, opéra. Nancy. Opéra National de Lorraine, le 15 juin 2017. Richard Strauss : Ariadne auf Naxos. Amber Wagner, Michael König, Beate Ritter, Andrea Hill. Rani Calderon, direction musicale. David Hermann, mise en scène. Une table, des convives attablés qui dinent silencieusement, pantomime gastronomique où chaque geste est ralenti, comme une réalité parallèle à la nôtre. C’est ce spectacle à la fois déconcertant et fascinant qui nous accueille dans le foyer de la maison nancéenne, bien avant le lever du rideau. Et que l’on retrouve à l’entracte, comme si le temps s’était arrêté durant la première partie de la représentation. Grossmachtige Prinzessin Le prologue imaginé par Richard Strauss et Hugo von Hofmannsthal (portrait ci contre) développant déjà une réflexion autour de l’art lyrique – et annonçant en cela Capriccio –, le metteur en scène David Hermann imagine une scénographie simple, composée d’un mur immaculé percé de trois portes qui rappellent irrésistiblement celles qu’affronte Tamino chez Mozart. De ces ouvertures s’échappent les personnages qui tournoient autour des deux œuvres se préparant en coulisse : le Maître de musique en habit sombre, le Perruquier flanqué d’une délirante crête d’iroquois, le Maître à danser costumé comme une réplique de David Bowie… ainsi que la Prima Donna et le Ténor en peignoir, chacun roulant de l’ego comme autant de mécaniques. Autour d’eux va et vient le Compositeur – dont ne sait pas bien ici s’il est homme ou femme, tenant à la fois des deux sexes – et c’est dans l’entrebâillement d’une porte qu’on voit passer la charmante Zerbinette, dont l’auteur s’éprend en un coup d’œil. Pour la seconde partie de la soirée, le metteur en scène franco-germanique mêle avec brio commedia dell’arte et tragédie, divisant la scène en deux espaces distincts : à cour, un décor noir et terreux duquel se détachent un grand escalier ainsi qu’un tombeau nettoyé par les trois jeunes femmes Naïade, Driade et Echo, devenues autant de servantes pour Ariane. Une Ariane qui devient ainsi sœur d’Electre, comme elle condamnée à la solitude et à la douleur. A jardin, des toiles peintes arborées ainsi qu’un gazon qui composent un décor tenant autant de Watteau que de Fragonard, notamment lorsque descend l’escarpolette des cintres, achevant de rappeler le tableau du même nom peint par le second. Pastoral et tendre, l’univers de Zerbinette contraste avec celui, obscur et triste, d’Ariane. Ce n’est que dans le tableau final, alors que les figures du prologue sont étendues sur la scène, que l’unification des deux mondes semble possible, tandis que paraissent sur le plateau… les dineurs du foyer, dont on réalise qu’ils sont les commanditaires de l’œuvre qui vient d’être jouée, et qui se font tirer le portrait devant les personnages figés. Une ultime mise en abyme qui met un point final à cette mise en scène remarquable. Remarquable également, la distribution, soignée jusque dans les plus petits rôles, tous tenus par des artistes d’exception, de cette luxueuse homogénéité digne des plus illustres maisons et qui fait les grandes soirées. On commencera par citer le Majordome épatant de Volker Muthmann, comédien irrésistible qui multiplie les apparitions dans tout le théâtre, de la salle aux balcons, passant d’un espace à l’autre avec une célérité assez prodigieuse. On découvre avec admiration la Zerbinette de Beate Ritter, membre du Volksoper de Vienne. A croquer dans sa robe rouge de bergère, la soprano allemande virevolte sur le plateau et éclate littéralement dans un « Grossmachtige Prinzessin » de haute école, délicat et sincère, virtuose et nuancé, couronné de magnifiques suraigus. Un nom à suivre, indubitablement. Mais celle qui semble porter littéralement la représentation sur ses épaules, c’est bien l’Ariane exceptionnelle d’Amber Wagner. Paraissant sans limites, la voix immense d’Amber Wagner emplit sans effort une salle bien trop petite pour elle. Et c’est un bonheur d’être submergé par ce chant généreux, coulant de source, à la fois moelleux et pourtant si solidement ancré, dans la lignée des grandes sopranos dramatiques américaines. Aussi musicienne qu’héroïque, cette Ariane nous comble de joie. Dans la fosse, c’est le même bonheur. Comme toujours galvanisé lorsqu’il est dirigé par Rani Calderon, l’orchestre en formation chambriste se distingue par de remarquables soli et une belle cohésion d’ensemble. Le chef israélien cisèle le discours musical en véritable orfèvre, sachant également porter les chanteurs dès que le discours fait place à la vocalité, en véritable chef d’opéra. L’Opéra National de Lorraine pouvait-il conclure sa saison 16-17 de plus belle façon ? _________________ Nancy. Opéra National de Lorraine, 15 juin 2017. Richard Strauss : Ariadne auf Naxos. Livret de Hugo von Hofmannstahl. Avec Primadonna / Ariadne : Amber Wagner ; Ténor / Bacchus : Michael König ; Zerbinetta : Beate Ritter ; Le Compositeur : Andrea Hill ; Maître de musique : Josef Wagner ; Arlecchino : John Brancy ; Scaramuccio : Alexander Sprague ; Truffaldino : Jan Stava ; Brighella : Christophe Berry ; Majordome : Volker Muthmann ; Maître à danser : Lorin Wey ; Perruquier : Thomas Florio ; Laquais : Andrew McTaggart ; Naïade : Heera Bae ; Driade : Lucie Roche ; Echo : Elena Galitskaya. Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy. Direction musicale : Rani Calderon. Mise en scène : David Hermann ; Décors : Paul Zoller ; Costumes : Michael Barth ; Lumières : Fabrice Kebour / illustrations : © Opéra Nat. de Lorraine, Nancy 2017

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17 juin

Sonates romantiques par Yan Levionnois et Guillaume Bellom

Franz Schubert (1797-1828) : Sonate pour arpeggione et piano en la mineur D.821 ; Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) : Sonate pour violoncelle et piano en ré majeur op. 58 ; Richard Strauss (1864-1949) : Sonate pour violoncelle et piano en fa majeur op. 6. Yan Levionnois, violoncelle ; Guillaume Bellom, piano. 1 album Fondamenta (1 CD Fidelity/haute fidelity + 1 CD Mobility/version adaptée aux écoutes par baladeur, ordinateur et en voiture). Enregistré à la salle Cortot à Paris, en janvier 2017. Durée : 76’23.




La lettre du musicien (Comptes rendus)

12 juin

Michel Dalberto clôt brillamment la saison de Piano à Lyon

Après Martha Argerich, Christian Zacharias ou Piotr Anderszewski, le pianiste français se produisait dans la salle Rameau. Grandes pages de Franck, Beethoven et Fauré avec ce plus local : les mains de l’artiste projetées en direct sur grand écranProfond, charismatique, Dalberto est un interprète d’une culture et d’une éthique admirables. Voilà des mains qui ancrent le discours au cœur du clavier, sculptent, colorent, chantent et respirent depuis l’épaule, propulsant traits et motifs avec le poids des bras, la souplesse de poignets mobiles, l’exigence de doigtés d’une conception toute musicale. Nous l’avons dit déjà : cette organisation de la pensée, cette finesse de goût, ce jeu sans artifice gouverné par l’oreille, l’instinct, le métier, comblent et vengent assurément de prestations insipides. Mais c’est aussi qu’il y avait, pour les connaisseurs, le régal d’entendre cet héritier de Vlado Perlemuter et de Jean Hubeau reproduire un geste historique et s’épanouir dans un programme digne d’Edouard Risler où il réussit l’alliance du flamboyant et de l’intime. Juste leçon d’art et de style. Sonate dite au Clair de lune de Beethoven : Adagio preste, à la blanche, au chant timbré tel un glas, Allegretto sonore et dansant, Presto angoissé, lyrique en ses thèmes mais classique encore de facture. Serein, libre et fluide, le Prélude, aria et finale de Franck offre le répit de sa tonalité relative, mi majeur, qui dessine ses phrases, réitère ses motifs, déploie sa forme et ses modulations savantes avec un sens inné de la conduction sonore, souvent des profondeurs d’orgue, sans brouillard de pédale. Choisis parmi les plus significatifs, les difficiles Nocturnes (nos 7, 9, 11 et 13) révèlent ce je-ne-sais-quoi de l’ineffable mystère fauréen, noterait Jankélévitch. Pudiques mais droits, concentrés jusqu’à l’hermétisme, parfois violents, aussi éloignés dans leurs lignes et leurs entrelacs qu’on peut l’être d’un fin-de-siècle salonnard. On voudrait convoquer là de grandes références, Ferber, Doyen, François, Lefébure ou Thyssens-Valentin, mais ces pages poignantes sont senties, vécues personnellement. Héroïque, tempétueuse, la Sonate Appassionata qui ferme le programme est projetée avec grandeur depuis la fosse (thème si familier du destin !). Reliefs, contrastes, puissance expressive, autorité : rien n’y manque, et l’ovation est à la mesure. En bis, superbement touché, Morgen de Richard Strauss, dans une transcription pour clavier de Michel Dalberto (la pièce ayant été orchestrée par le compositeur), puis Impromptu en mi bémol de Schubert, avec triolets chantés et coda passionnée (9 juin).



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9 juin

Le blog-notes de Claude Samuel De Royan à Strasbourg – Un festival dans la Forêt noire La brièveté en musique – La relation son-couleur Alberto Posadas – Les Percussions de Strasbourg

Chaya Czernowin, jeune compositrice israélienne peu connue en France, a été déjà repérée dans les cercles de la musique nouvelle. Son opéra, «Infinite now», sera donné à la Cité de la Musique le mercredi 14 juin – DR Manifeste, le Festival de l’Ircam, prolongé par des ateliers, se déroule jusqu’au 1er juillet dans différents lieux parisiens, dont le Centre Georges Pompidou, la Cité de la Musique, la Maison de la Radio, le Centquatre, le Collège de France (pour le temps d’une conférence de Philippe Manoury) avec un crochet, demain samedi 10, par le Théâtre des Amandiers de Nanterre. Manifeste, festival de musique contemporaine, est le petit frère de Musica à Strasbourg (le rendez-vous de septembre) et de Présences à Radio France, le lointain successeur du Festival de Royan, l’une des grandes aventures de ma vie professionnelle, et l’héritier plus lointain encore du Festival de Donaueschingen où, en compagnie de quelques collègues journalistes, je me suis longtemps rendu chaque année pour le troisième week-end d’octobre, souvent un peu frisquet dans ce bourg de la Forêt noire où le Danube prend sa source. Heinrich Strobel (à gauche), en compagnie de Karlheinz Stockhausen et de Pierre Boulez. Donaueschingen, 1967 DR Le Festival de Donaueschingen, toujours actif, avait été créé en 1921, sous les auspices de Ferruccio Busoni, du grand chef Arthur Nikisch, du très réactionnaire Hans Pfitzner, de l’obscur Joseph Haas et de Richard Strauss, et ce fut alors le terrain de bataille de Schoenberg, de Webern, d’Hindemith. Après un long silence pendant la dictature hitlérienne, le Festival, lié à la radio de Baden-Baden, est glorieusement reparti, grâce à la sagacité de son patron, le musicologue Heinrich Strobel (1898-1970), par ailleurs auteur d’un Claude Debussy de référence et père spirituel de Pierre Boulez (lui-même installé en 1958 à Baden-Baden où il est mort il y a quelque dix-huit mois). C’est à Donaueschingen que j’ai assisté jadis à la création du deuxième Livre de Structures par Yvonne Loriod et l’auteur, et c’est à Donaueschingen qu’avaient été créés Polyphonie X et Poésie pour pouvoir (sur un texte d’Henri Michaux), deux œuvres problématiques que l’impitoyable Boulez décida de retirer de son catalogue… Le regard du musicien Que reste-t-il de la modernité de ce temps passé ? À Manifeste 2017, peu de choses sinon les Petites Pièces pour piano op. 19 de Schoenberg (vraiment très petites, six minutes et une poignée de secondes pour la série !) transcrites par Heinz Holliger et le très rare Herzgewächse du même, les Cinq Pièces pour orchestre op. 10 de Webern, brèvissimes, les Petites Esquisses d’oiseaux d’Olivier Messiaen ainsi que la Sonate pour piano n° 3 de Scriabine, témoignage d’un XIXe siècle agonisant. Un choix délibéré pour illustrer la relation son-couleur, chère au cœur de l’auteur du Poème du feu et au compositeur des Couleurs de la Cité céleste. Car, comme l’indique Frank Madlener dans son texte d’intentions, c’est le regard du musicien (sinon l’oreille du peintre) qu’explore le festival. Un projet assez hardi quand on sait combien les officiants des deux disciplines ont toujours œuvré dans leur propre solitude. Concert d’ouverture, vendredi dernier, avec Tenebrae (sous-titré « La lumière du jour ») du compositeur espagnol Alberto Posadas, clin d’œil au noir absolu traqué par Pierre Soulages, partition effervescente habilement construite sinon contrôlée dans sa durée. Alberto Posadas, compositeur espagnol né en 1967 à Valladolid. Sa musique a déjà fait le tour des hauts lieux de la musique contemporaine. DR Magma !? Alberto Posadas est également au programme de l’Ensemble Musicatreize (le samedi 17 juin) et de l’Orchestre Philharmonique de Radio France (le vendredi 23) avec une œuvre titrée Magma (Ciel ! Quelle perspective !) Mais, au même programme, le nom du Britannique Jonathan Harvey me rassure ; cet homme délicieux, décédé il y a cinq ans, était un musicien d’une grande finesse ; et je garde un vif souvenir de son Quatrième Quatuor à cordes (spatialisé), une commande du Quatuor Arditti, invité d’honneur du prochain Festival d’Automne. L’abondante production d’Harvey, dont un Tombeau de Messiaen qui date de 1994, est pratiquement inconnue en France. Je signale enfin, au registre de l’immuabilité, le retour du Groupe des Percussions de Strasbourg (le mardi 27 au Centquatre). Inlassables pionniers, ils seront les interprètes de deux créations mondiales signées François Meïmoun et Carmine-Emanuele Cella. Il est inutile d’ajouter que les titulaires historiques de ce Groupe sont aujourd’hui d’heureux (j’espère) retraités. Les Percussions de Strasbourg, années soixante – DR Les objets fractals Ce qui est également immuable, c’est l’ésotérisme des notices (in)explicatives, faible soutien pour une meilleure compréhension d’une œuvre nouvelle. Exemple : « …l’attirance de Posadas pour les objets fractals, pour leur propriété d’auto-similarité engendrant une forme… » Au Festival de Royan, déjà, je jonglais avec les commentaires abscons que je tentais, en vain, de traduire en français usuel… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de juin 2017 : « Ce jour-là, 16 mai 1770 : L’inauguration de l’Opéra Royal de Versailles »

Richard Strauss
(1864 – 1949)

Richard Strauss est un compositeur et chef d'orchestre allemand (11 juin 1864 - 8 septembre 1949). Patronyme germanique très courant, il n'existe aucun lien de parenté entre Richard Strauss et les deux Johann Strauss (père et fils). Les quelques valses composées par Richard Strauss ne sont présentes dans ses œuvres qu'à titre de clin d'œil à la tradition viennoise, de référence à une époque antérieure (par exemple dans les opéras Le Chevalier à la rose ou Arabella). Strauss a abordé à peu près tous les genres : musique instrumentale pour orchestre, instrument soliste (dont le concerto) ou œuvres pour formation de chambre, poème symphonique, opéra, lied, ballet. Si son nom est connu du grand public, c'est avant tout grâce aux trois opéras Salomé, Elektra et Le Chevalier à la rose, sinon par le biais du poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra (1896), dont le Prologue, célèbre à travers le monde entier, fut utilisé dans le film "2001, l'Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick, aggravant la méprise sur le sens esthétique véritable de ce commentaire musical d'un texte philosophique. Ces pages célèbres de Strauss ne sont pourtant qu'une infime partie d'une production fort riche qui aborde une grande diversité des genres, styles et caractères.



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